« L’été slovène » de Clément Bénech

clément bénech l'été slovène

 L’été slovène, roman de Clément Bénech, mars 2013, aux Editions Flammarion, 127 pages, 14€.

 Clément Bénech est un jeune homme de 21 ans, il écrit depuis plusieurs mois et est enfin publié dans la belle maison Flammarion. Comme l’indique le titre, il s’agit d’un été en Slovénie. Le narrateur et Éléna forment un couple, et ont décidé de passer leurs vacances dans ce pays. Ils partent en voiture. On découvre donc leur périple : les visites, les baignades, les chambres d’hôtes, les hôtels, les rencontres, les lieux insolites, et leur vie intime. A travers ce voyage, on apprend à connaître ce couple, son caractère, sa manière de vivre, les questions qu’ils se posent sur la vie, tout autant que sur leur vie, mais leur jeunesse aussi — peut-être même leur insouciance. Ils sont différents, chacun à son caractère. Ce voyage va-t-il les rapprocher ou au contraire les éloigner l’un de l’autre ?

 Clément Bénech dépeint un jeune couple volage, insouciant, auquel le lecteur s’attache. En filigrane, il y a ce pays, la Slovénie, calque du couple qui la traverse. L’auteur fait un parallèle entre la situation du pays et celle de ce jeune couple. Quant à son style, il traduit son intelligence, sa richesse de vocabulaire et sa capacité de jouer avec les mots. D’ailleurs, pour ce qui est de jouer avec les mots, vous pouvez retrouver quotidiennement Clément Bénech sur son blog HumoétiqueL’été slovène est sorti hier en librairie, vous pouvez donc le trouver un peu partout, et l’acheter, et le lire, pour soutenir ce jeune homme en devenir.

Extrait : « Bon en gros, puisque tu fais semblant de ne pas comprendre, je te demande si on est ensemble parce que tu me considères comme un trophée ou parce que ça te rend heureux. Alors je l’air prise dans mes bras. Les deux mon général. En même temps c’est un plaisir intime, et en même temps je suis fier de t’exhiber comme une médaille quand il y a mes amis. D’accord, dit Éléna. Mais si tu n’avais pas d’amis ? Si je n’avais pas d’amis, je serais quand même heureux d’être avec toi, ne serait-ce que parce que tu me poses des questions compliquées comme celle-là. Cela dit, repris-je, si je n’avais pas d’amis, tu ne m’aurais jamais aimé, ce qui rend ce cas de figure inenvisageable. Mais si, mon chat. Enfin, si tu avais été exactement comme tu es, mais sans amis. (Nous n’avions plus qu’à conclure qu’on était à peu près amoureux.) »

***

Bazar de questions de Clément Bénech

 

bazar Clément Bénech (en cours)

Ton livre de chevet ? L’Interprétation des rêves.

Ta musique du moment ? Jean-Louis Murat, Cheyenne autumn. Considère que ce moment dure depuis un an.

L’objet que tu aimes offrir ? Des ampoules pour faire providentiel.

Le classique qui te tombe des mains ? Madame Bovary, mais il n’en tombera plus jamais.

Un objet fétiche ? (Après avoir scruté mon bureau) Aucun, si ce n’est peut-être un stylo plume offert par mon père que j’ai perdu dans l’U-Bahn à Berlin.

Pourquoi écrire ? C’est le résultat d’une rencontre entre une accointance avec les mots, un goût pour l’humour, pour les livres, une certaine sensibilité, et la sensation de construire. De l’autre côté (pour faire quoi) j’espère créer l’alchimie entre le beau, le vrai et le divertissant.

Ecrire en musique ? Jamais. En silence le plus complet, donc dès une heure du matin.

Un photographe ? Une. Vivian Maier.

Ton film culte ? Barton Fink.

Un lieu parisien insolite ? La rue des Cinq-Diamants à la Butte-aux-Cailles : dépaysante et détemporalisante.

Un musicien ? Oxmo Puccino.

Un moment inoubliable ? Le moment où j’ai découvert tout à fait par hasard la recette du shampooing.

Un artiste hors du commun ? Pierre Desproges. Et Geoffroy Monde.

D’où est venue cette idée de L’Été slovène De quelqu’un qui me manquait.

Pourquoi lire ? Pour réenchanter l’habituel.

Un cinéaste ? Woody Allen.

Un artiste à voir en concert ? J’ai peur des concerts.

Un lieu fabuleux ? Le ciel. J’ai vu quelque part que c’était le plus bel endroit de la Terre. Mais où ?

Un écrivain ? Éric Chevillard, Jean-Philippe Toussaint et Patrick Modiano, qui sont (vous l’aurez lu ici en premier) une seule et même personne.

Ton actualité ?  Un témoin m’a aperçu récemment à l’université Paris IV-Sorbonne. Sinon, je compte aller incontinent me concocter un verre de grenadine, la seule recette que je n’ai jamais ratée. Mon roman est sorti hier.

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