Journal des films de juillet 2017

 

  1. K.O. de Fabrice Gobert. Énorme déception. Laurent Lafitte intrigue. Mais alors quel scénario ! On n’y comprend rien. L’intrigue est capillotractée, les scènes sont montées dans tous les sens. On attend désespérément d’y comprendre quelque chose. On attend jusqu’à la fin malgré tout, après avoir regardé sa montre tous les quarts d’heure… Mais non, on ressort sans avoir compris un traître sens de ce film.
  2. Les Fugitifs de Francis Veber. Le fameux duo Gérard Depardieu/Pierre Richard ! Toujours un plaisir de voir ces films, qui vieillissent et qui nous font regretter tout un pan de ce cinéma qui n’existe plus. Pourquoi les comédies actuelles ne nous font plus rire alors qu’un bon Francis Veber fait encore son effet ?
  3. Le Grand Chemin de Jean-Loup Hubert. Très joli film qui réunit Anémone et Richard Bohringer. Un film plein de fraîcheur qui se déroule pendant les vacances d’été. Anémone reçoit chez elle un petit garçon, le fils d’une amie qui va bientôt accoucher. Elle découvre alors les joies d’avoir un enfant, tout comme son mari, joué par Richard Bohringer… La joie, et malgré tout, l’amertume. On ne vous dévoile pas la fin, mais on vous conseille vivement de le voir…
  4. Entre deux rives de Kim Ki-Duk. Encore au cinéma dans quelques petites salles indépendantes, courrez-y. Ce film sur les deux Corée dévoilent les méthodes peu orthodoxes des services secrets, qu’on soit au nord ou au sud du pays. Un film étonnant, crispant, déroutant, qui pose des tas de questions sur la liberté. Qu’est-ce que la liberté ? Est-on plus libre dans une dictature lorsqu’on y est né ? Que faire dans un pays « libre » ? Comment y vivre quand on n’y connaît pas les codes ? Où est la liberté ?
  5. L’Oiseau d’Yves Caumon. Joli film avec une Sandrine Kiberlain touchante. On la suit, femme perdue, seule, refusant toutes avances amicales ou amoureuses. Un jour, un oiseau entre chez elle. Elle l’apprivoise, le nourrit, s’occupe de lui. Malgré tout, la solitude reste le quotidien de cette femme. La chute nous fait comprendre ses angoisses, ses troubles, ses peurs. Malgré une lenteur parfois énervante, ce film demeure tout en élégance.
  6. The Ghost Writer de Roman Polanski. Je l’avais déjà vu, mais ne m’en souvenais plus du tout. Et pour cause, quelle lourdeur ! J’aime le cinéma de Polanski, mais alors ce Ghost writer, quel ennui ! Passez votre chemin…
  7. La Chèvre de Francis Veber. Tout comme Les Fugitifs, toujours un plaisir de voir le duo Richard/Depardieu. Dans ce film, les gags s’enchaînent à n’en plus finir. On rit de l’absurde, de la malchance du personnage de Pierre Richard sur laquelle tient tout le film. On rit de leurs mésaventures comme des enfants.
  8. Moi, moche et méchant 3 de Pierre Coffin & Kyle Belda. Un peu de douceur dans ce monde de brut. La production française a encore frappé. Moi, moche et méchant 3 est aussi réussi que les précédents. Les dialogues sont drôles, les scènes bien construites. On aime toujours autant les Minions, ces petits bonshommes jaunes, qui parlent en onomatopées et mots d’autres langues, que l’on attrape au vol comme des bonbons.
  9. L’Economie du couple de Joachim Lafosse. Film vu pour la deuxième fois avec toujours autant d’émotion. Un couple ne s’aime plus et se déchire à la maison, au milieu de leurs deux petites filles qui n’ont rien demandé. Elle veut divorcer, qu’il quitte la maison. Mais lui n’a pas d’argent, il a besoin de sa part. Toutes leurs disputes vont tourner autour de l’argent, il va devenir un colocataire dans leur propre maison. Tristement beau.
  10. Détour de Michel Gondry. Michel Gondry fait un film avec son iPhone ! Wouhou ! Tout Paris est au courant, des affiches publicitaires ayant recouvert tous les panneaux du métro pour la publicité de ce petit film de quelques minutes. Mignon, mais sans plus. On vous conseillera plutôt Le Ballon rouge d’Albert Lamorisse ou Le Poulet de Claude Berri, pour de beaux courts métrages autour de l’enfance.  Tout un tapage pour pas grand chose…
  11. Epouses et concubines de Zhong Yimou. Un film chinois sur l’histoire d’un maître qui a quatre femmes. Chacune vit dans sa petite maison. Chaque soir, les lumières s’allument chez l’une d’entre elles. Signe du choix du maître pour la soirée. La lumière indique donc où et avec qui il a décidé de passer la nuit. Film féroce sur les jalousies entre ces femmes condamnées à vivre pour un seul homme, n’ayant pour objectif que d’être l’élue du soir…
  12. Le Caire confidentiel de Tarik Saleh. Excellent thriller égyptien qui se déroule pendant le Printemps arabe. L’acteur principal est excellent dans son rôle de flic corrompu. Le réalisateur dévoile la corruption qui détruit le pays, la défense des plus forts, pour la condamnation des plus pauvres. L’Egypte, un pays où la police n’a aucun pouvoir, aucun sens. Où la dictature règne en maître sur la justice et les droits.
  13. Le Pacha de Georges Lautner. On ne citera qu’une seule phrase (mais elle est d’Audiard) : « Le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner. »
  14. The Lobster de Yorgos Lanthimos. Et si pour intégrer la société, nous devions tous être en couple avec quelqu’un qui nous ressemble ? Le réalisateur Yorgos Lanthimos part de toutes les idées reçues sur l’amour pour construire son film. Il construit une société où toute personne célibataire se retrouve dans un centre de rencontres. Si tu rencontres l’âme sœur, tu peux retourner en société. C’est un jeu, chaque personne n’a qu’un certain nombre de jours pour trouver, sinon elle sera transformer en l’animal de son choix. Pour gagner du temps, une chasse est organisée chaque jour. Le but : traquer les solitaires, un groupe qui refuse cette société et qui vit caché dans la forêt. Chaque solitaire attrapé = un jour de gagné dans le jeu de la chasse à l’âme sœur. Ce film est exceptionnel dans la forme et le fond. Les acteurs sont excellents. Les dialogues incisifs. On ne voudrait pas vivre dans la société qu’invente Lanthimos, et pourtant nous y vivons tous un peu malgré nous… Qui n’a jamais entendu : Vous avez dix ans d’écart ? C’est énorme !, ou encore, Ils n’ont vraiment rien en commun, ça ne durera jamais leur histoire… Un film déroutant et vraiment réussi à voir absolument.
  15. L’Effet aquatique de Solveig Anspach. Un film dans une piscine. Un couple. L’amour. L’eau. On voudrait voir des films aussi jolis et délicats plus souvent. Je n’en dis pas trop. C’est un film qui se voit, qui touche.
  16. My cousin Rachel de Roger Michell. Un film adapté du roman du même nom de Daphné du Maurier. L’art de l’adaptation est toujours délicat. N’ayant pas lu le livre, je ne peux comparer. En revanche, je n’ai pas aimé ce film. Je n’aime pas ces gros plans à répétitions pour te faire comprendre quelque chose, comme si tu étais un abruti. Je n’aime pas, dans ce genre de films, la pluie et la musique triste quand il faut pleurer. Je n’aime pas qu’on me dicte quoi faire. Le manque de subtilité évident du cadrage, du montage, du jeu et de tout ce qui l’entoure, dessert ce film dont les décors et les costumes étaient plutôt réussis…

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