Journal des films de novembre 2017

  1. Le Grand Jeu de Nicolas Pariser. Un homme politique (André Dussolier) et un écrivain (Melvil Poupaud), qui a traîné les milieux communistes plus jeune, se rencontrent. Les magouilles politiques commencent. Rien de bien transcendant, et l’on pourrait même dire que le scénario est quelque peu capillotracté. Néanmoins, les deux acteurs tiennent la barre et relèvent un peu le niveau.
  2. D’après une histoire vraie de Roman Polanski [Coup de gueule]. Mais quel navet ! Cela faisait bien longtemps que je n’étais pas ressortie du cinéma si énervée par ce que je venais de voir. Énervée contre Polanski, qui ne sait plus filmer correctement dès lors qu’il a Emmanuelle Seigner devant les yeux, mais énervée aussi contre la critique qui a interviewé Polanski à tort et à travers pour un film terriblement mauvais. Eva Green est ridicule, son jeu détruit le suspense dès les premières minutes du film. Le scénario est peu crédible de par le jeu des actrices. Alors que le livre du même nom, de Delphine de Vigan, sans être un chef d’oeuvre, offrait une réflexion sur la littérature et observait un retournement de situation dans les dernières pages, le film n’a absolument aucun intérêt. A fuir…
  3. Burn out de Yann Gozslan [En salle en janvier 2018]. L’adaptation du roman Balancé dans les cordes de Jérémie Guez n’est pas exceptionnelle. L’ennui prend vite le pas à force de voir les mêmes scènes tourner en boucle. Les personnages caricaturaux tuent peu à peu le suspense (comme dans le film de Polanski, le méchant a des yeux de méchant, des tatouages et des cicatrices). On retiendra seulement la prestation de François Civil, plutôt réussie !
  4. Carré 35 d’Eric Caravaca [Coup de cœur]. Mon véritable coup de cœur du mois revient à Carré 35 d’Eric Caravaca. L’acteur nous emmène sur les traces de sa petite sœur décédée. Petit à petit, grâce aux interviews avec les membres de sa famille, le puzzle se reconstruit. Et tout cela, en émettant un parallèle avec la grande Histoire, celle des pays dans lesquels sa famille a vécu : Maroc, France et Algérie. En à peine une heure, il évoque la différence, la trisomie, les périodes d’indépendance du Maroc et de l’Algérie et le fameux « devoir de l’oubli », la conscience du mensonge des parents qui se répercute dans l’inconscient de l’enfant. Un très grand film, bravo à lui !
  5. Jalouse de David & Stéphane Foenkinos. Le nouveau film des frères Foenkinos est une très bonne comédie à voir en cette période hivernale, où l’on a qu’une envie : aller se réfugier au chaud, et pourquoi pas dans une salle de cinéma. Karin Viard joue le rôle d’une mère terriblement jalouse de sa fille. S’enchaîne une série de péripéties toutes plus étonnantes et drôles les unes que les autres. Le genre de film duquel on sort avec le sourire !
  6. Ouvert la nuit d’Edouard Baer. Je suis une éternelle amoureuse d’Edouard Baer. J’aime lorsqu’il joue, j’aime l’écouter le matin sur Radio Nova, j’aime le voir au théâtre (j’avais d’ailleurs beaucoup aimé sa lecture du Pedigree de Modiano, dont je vous parlais il y a un an). Malheureusement, Ouvert la nuit, qui avait pourtant tout pour me plaire, m’a quelque peu ennuyé. On retrouve un Edouard Baer comme on le connaît, mais le scénario tourne un peu en rond. Comme Valérie Lemercier lorsqu’elle décide de réaliser son propre film, on en ressort un peu déçu… Cela ne nous empêche pas de continuer à les aimer pour autant.
  7. Les Mystères du château de dé de Man Ray. Un film à voir pour les amoureux de photographie. Man Ray créé un scénario pour le moins étrange entre les murs de la Villa Noailles. On y retrouve sa créativité, sa folie, la beauté de son regard.
  8. San Clemente de Raymond Depardon. Raymond Depardon est allé tourner un documentaire dans l’asile psychiatrique de Venise, à San Clemente, en 1980. Il n’épargne en rien son spectateur et nous montre absolument tout ce qu’il voit. Les internés sont seuls la plupart du temps. On croise rarement des infirmiers ou des médecins, et c’est d’ailleurs l’une des revendications principales des parents des patients lorsqu’ils leur rendent visite. Un documentaire nécessaire et très intéressant.
  9. Cartagena de Raymond Depardon. Un court métrage très poétique sur Cartagena. Avec un seul et unique plan, Raymond Depardon nous raconte une histoire. A voir pour la beauté et le mélange de la photo dans la vidéo.
  10. Contacts de Raymond Depardon, de Sophie Calle et de Nan Goldin. La série Contacts est une série de courts documentaires sur des photographes. Avec leur propre voix en voix off, Sophie Calle et Raymond Depardon nous expliquent leur démarche photographique sur quelques-uns de leurs projets, nous exposent leur ressenti, leur manière de voir le travail du photographe. Une petite série de documentaire fort intéressante pour tous les amoureux de la photographie.
  11. Demain de Cyril Dion & Mélanie Laurent [Nécessaire]. Mieux vaut tard que jamais. Je découvre seulement ce documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent absolument passionnant et terriblement nécessaire sur l’écologie et l’agriculture de notre monde. Avec précision, ils nous emmènent dans des lieux emblématiques de la thèse qu’ils nous proposent. Ils nous font découvrir ce que l’on pourrait faire pour arranger les choses d’un point de vue écologique pour la planète et ce que chacun, à sa faible mesure, pourrait également produire pour améliorer l’état actuel de la Terre. 

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